Fanø 2007
Fano, tout le monde en parle, c'est la Mecque du  cerf-volant,  
c'est 15km de plage couverte de cerfs-volants....
Et bien c'est vrai!
Décidé de partir vers l'inconnu, au pays des vikings, là où le cerf-volant est roi.
Je m'inscris pour le Fano Classic.

Départ de Soissons le 13 juin de bonne heure, Michel Dubuisson va
m'accompagner.

Après 12heures de route nous voila au port d’Esberjs au Danemark,
traversée courte pour se rendre sur l'île de Fano. Peu de monde sur le bateau, mais la force du vent nous surprend. Après l'instalation au camping, nous voilà sur "l'autoroute" de
sable de Fano
Impressionnant, largeur 800m, longueur 15 km.
Il est 20h et sur la plage roulent encore des buggys, quelques pilotables effectuent encore des routines.
Après cette découverte d'étendue, nous allons nous réconforter en
prenant une biére locale, un délice. à boire modérément

Jeudi matin flânerie dans les rues de Fano, visite chez un
souffleur de verre, et des boutiques pour touristes.
Un magasin de "drachen" vend du HQ, il est relativement bien
fourni, pour un village comme ça,
en France nous ferions bien de prendre exemple. Visite de Fano (cliquez)

L'après midi, c'est le début du Fano Classic, conférence à l'ecole
de Nordby.
A notre arrivée, des bannières indiquent l'endroit. Dans le hall, certains cervolistes montent leurs appareils.
Rencontre avec Ralf Dietrich, personnage symphatique au demeurant,
mais très occupé à l'organisation de la manifestation.
Nous montont le Saconney dans le hall, le grand mais également les
miniatures, ainsi que les noeuds aérostiers que j'ai réalisés et positionnés dans la boite des miniatures.
Arrivée en masse des cerfvolistes, je retrouve Falk Hilsenbek ,
Fritz Sauvé, Christian Kolz, Ulli Draheim, et bien d'autres dont j'avais fait connaissance à Apeldoorn.
Nos Saconney ont du succès, les flashs crépitent, les questions
commencent à pleuvoir.
visite de l'expo (cliquez)
14h00 Ralf m'informe que je passerai en 4ème position.
Commence alors Falk, qui nous parle de Frantzen et de ses cerfs-
volants militaires, puis vient le tour de Chris Kolz, qui nous entretient d’Auguste Gomes et de ses catalogues.
Il est suivi d’Ulli, qui expose son voyage à Préfailles.
Puis vient mon tour, Chris va me servir d'interprète.
Récit de la vie de Jacques Théodore Saconney, puis explication sur
le cerf-volant, et enfin> pour finir mon exposition, présentation du film "la téléphotographie" de 1910.
Dautres conférences suivent, pour finir à 18h00. Le soir nous allons sur la plage de Fano Bad, nous nous retrouvons entre cervolistes classic. Le temps est bon, nous restons jusqu'à minuit à faire voler nos cotons et banbou.

Le lendemain 8h30, nouveau rendez-vous avec cette fois ci le
workshop proprement dit.
Deux salles de classe nous sont reservées, et une troisième est
mise à la disposition du workshop des femmes.
Présentation par Falk du cerf-volant Antoinette, puis distribution
des tissus et des biais de différentes couleurs. Chacun choisi sa couleur
préférée, jaune, bleu, rouge, orange, ect.
Je suis invité par Chris à venir dans la seconde salle où nous
serons moins nombreux.
Nous nous mettons au travail, traçage sur le tissu, découpe des
renforts, première couture, il faut aller vite.
Je remarque que certains n'emploient pas de fil de coton, mais du fil
synthétique, que certaines coutures sont en zigzag, certains font cela à "l'arrache", il faut faire vite.
L'Antoinette avec ses goussets de barres est plus long à faire, pour ma part il me semble que ce n'est pas un bon choix d'avoir pris
ce cerf-volant, le travail est très long pour le réaliser en une
seule journée.
A midi, pas de repas, tout le monde coud.
Notre séance de couture est interrompue, Falk enregistre une
interview pour la télé, devant tant de rigolo, l'audition est difficile, enfin tout ce passe bien.
Je suis également enregistré par la télé pendant que je réalise un
ourlet. Que d'honneur!.
Le reste de l'après midi se passe à coudre, à un rythme d'enfer,
il faut finir.
Les coutures ne sont pas bien droites mais tant pis, on avance.
16h00,les femmes viennent nous faire voir leurs réalisations, et
nous offrir un morceau de gâteau, qui est le bienvenu, nous n'avons pas encore l'habitude de jeûner le midi.
16h30, les salles de classes sont rangées, et nettoyées, afin que
demain matin les élèves qui sont venus à maintes reprises nous voir, puissent reprendres leurs cours normalement.

20h00, nous sommes invités à venir boire l'apéro chez Ralf, un
honneur, car nous nous retrouvons avec le gratin du cerf-volant, une vingtaine de personnes sont présentes.
La soirée se passe à essayer de comprendre les histoires des uns et
des autres, Chris et Fritz nous traduisent.
22h00 nous rentrons sous la pluie, espérons qu'elle cessera
demain, ou nous avons rendez vous à 12 heures sur Fano Bad pour l'envol des classics.

Samedi matin 8h00, la pluie n'a pas cessé de tomber toute la
nuit, elle redouble ce matin, ce qui entraînera la fin de notre séjour.

Fano, ce n'est pas descriptible, il y a une ambiance de festival,
sans que cela en soit réellement un.
Pas d'odeur de frites, ni merguez, pas de sono, pas de Rubalise,
une ambiance feutrée, la liberté en fait.

C'est promis je reviendrais.